Cette exposition pensée par l’artiste comme une mini rétrospective, relate sa recherche, autour du point et de son principe d’empreinte, depuis 1973.
« Je me suis intéressée à la vibration des surfaces par la densité des points ».
L’exposition présente, au rez-de-chaussée, plusieurs séries dont celle des Otages, travail sur l’apparition obtenu par frottage de mine de plomb sur papier. Une autre forme d’empreinte révèle les contours indéfinis d’un visage sur une tarlatane légère, marque énigmatique, évoquant les suaires et voiles de Véronique. Dans la série des Blancs volants dont témoigne certains paravents, les points sont découpés, la matière ainsi évidée laisse filtrer la lumière.
A l’étage nous découvrons un espace éclatant de couleurs aménagé volontairement de façon à recréer l’atmosphère de l’atelier de l’artiste. La série des Peintures sans fin est constituée de grandes feuilles d’intissé (matière intermédiaire entre le papier et le tissu). Ces peintures montées sur rouleaux à la manière extrême orientale et dressées dans l’espace, œuvres fragiles laissant une trace évolutive et changeante à chaque souffle d’air. Au sol, sont jetées pêle-mêle, sans effet de composition, des peintures vaporeuses aussi légères que des Mues, titre donné par Béatrice Casadesus à ces travaux froissées et teints plutôt que peints. Avec l’œuvre Diary, l’artiste déploie sur les murs des fonds de boîtes de CD qui agissent comme un journal de travail par transparence : le support ne compte plus, le point fait alliance avec la lumière.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue de 80 pages co-édité avec le musée de l’Arsenal de Soissons et l’Institut français de Barcelone.

Diaporama

béatrice casadesus

Béatrice Casadesus - de son nom de naissance Béatrice Probst - est née en 1942. Elle vit et travaille à Malakoff.
Formée aux Beaux-Arts de Paris en sculpture, elle se livre  à partir de 1975 à une pratique picturale tout en se passionnant pour l’architecture : elle reçoit des commandes pour des sites publics et enseigne actuellement à l’Ecole d’Architecture Paris-Malaquais en tant que professeur titulaire. Sa peinture se nourrit de celle de ses maîtres Léonard de Vinci, Masaccio, Seurat et Malevitch. Elle développe une recherche sur le point, la trame et la vibration de la lumière. Elle développe un processus créatif qui tente de garder à distance la subjectivité de l’artiste afin de mettre le spectateur en apesanteur. Comme pour les peintres traditionnels chinois, le vide est pour elle synonyme d’absolu.

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