le centre d’art : lieu de production, de diffusion et d’accompagnement

La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff déploie ses actions entre deux lieux : le centre d’art, lieu de diffusion, et la supérette, lieu d’expérimentation. 

Laboratoire émetteur d’idées, d’utopies et de formes inédites, lieu de rencontre avec les auteur·e·s, initiateur de débats et échanges sur les mutations de notre société, le centre d’art reste avant tout le lieu du projet de l’artiste. Il s’emploie, à ce titre, à leur offrir la possibilité de produire et d’exposer. La maison des arts propose un programme de trois expositions personnelles ou collectives par an, attentif à toutes les tendances, générations et moyens d'expressions plastiques. Les expositions rebondissent et opèrent des frottements avec l’actualité, la géopolitique, la sociologie, les enjeux environnementaux et les technologies émergentes. Pour 2019 par exemple, le lieu accueille une exposition collective avec des artistes syriens et syriennes, aussi bien que le duo d’artistes Lydie Jean Dit Panel et Gauthier Tassart dans une exposition à dimension écologique et politique. Des rencontres, des débats, des visites guidées, des workshops, des conférences sont également pensés en lien avec cette programmation.

La structure est également un lieu de ressources pour les auteur·e·s, étudiant·e·s en art, qui savent pouvoir compter sur du soutien intellectuel, logistique et administratif. Elle mène des actions pédagogiques et de médiation particulièrement actives. La fonction de médiation apparaît, en effet, comme un axe essentiel du centre d’art vis-à-vis de tous les publics sur son territoire : initiation à l’art contemporain, travail d’information auprès des enseignant.e.s, ateliers pédagogiques, évaluation des actions, échanges avec les publics et partage de connaissances. L’exposition, grâce à une médiation de qualité, se prolonge au-delà de sa durée et continue de vivre au travers du récit des visiteurs...  Une pédagogie de proximité permet ainsi de placer chacun.e, enfant et adulte, au plus près de la pensée de l’artiste.

Depuis 2016, la programmation du centre d’art s’accompagne d’une programmation hors les murs, qui mélange danses, expositions et actions culturelles dans la ville et en lien avec son territoire.

les divers formats de résidences

Depuis plusieurs années, le centre d’art expérimente différents formats de résidence pour accompagner la création en train de se faire. Entre 2013 et 2019, il a accueilli une fois par an, un·e artiste émergent·e en résidence, entre 6 à 9 mois dans son appartement-atelier. Ces résidences ont permis d’accompagner les auteur·e·s sur des temps de réflexion, de recherche et de production.

Depuis 2016, le centre d’art accueille également des projets de résidence dédiés à la danse et à la performance, faisant des invités qui les portent les « intrus » éphémères d’un espace dédié aux arts plastiques. Peu à peu, ces rendez-vous exceptionnels se sont intégrés à la programmation du lieu sous la forme de « résidences performées », organisées deux à trois fois par an.

Pour l’année 2019, le centre d’art ouvre sa première résidence hors les murs : la supérette, grâce à une mise à disposition d’un local de 200 m2 par Paris Habitat. Résidence de jour pour des collectifs d’artistes-auteur·e·s, elle se situe dans le quartier de Stalingrad, qui constitue à lui seul une petite ville dans la ville, au sud de Malakoff. Ce nouveau lieu a vocation à être un lieu de production et d'expérimentation collectives, ouvert sur le territoire, complémentaire du lieu de diffusion qu’est le centre d’art. C’est un espace d'échange et de partage entre créateur·rice·s et habitant·e·s et usager·e·s du quartier où elle se trouve, à l’écoute de son environnement et privilégiant les projets écoresponsables.

l'équipe

direction : Aude Cartier
pôle éducation artistique et médiation : Elsa Gregorio
pôle production et communication : Marie Decap
pôle projets hors les murs : Emeline Jaret
pôle régie : Carl Marion et Laurent Redoules

commissaire invité, résidences performées : Florain Gaité

 

historique de la structure

Vraisemblablement construite vers 1830-1840, la maison des arts, centre d’art contemporain de malakoff, est une ancienne bâtisse de style néoclassique qui emprunte sa grammaire formelle à un recueil d’architecture du début du XIXe siècle.
Dans les années 1960, André Malraux, alors ministre de la culture, remarque cette maison devant laquelle il s’arrête par hasard, alors qu’il se rend chez Louise de Vilmorin dans la Vallée de Chevreuse. À sa demande, les services du ministère approfondissent leurs recherches et inscrivent les façades et la toiture à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, le 28 octobre 1980.
Par une délibération du 17 novembre 1992, le conseil municipal de la ville de Malakoff décide d’acquérir cette propriété que lui vend le département des Hauts-de-Seine. Elle devient propriété de la ville en 1993 et est appelée « maison des arts ».
Bénéficiant d’une situation géographique de proximité avec la capitale, elle est devenue, depuis 1997, l’un des lieux de rendez-vous des amateurs et professionnels d’art contemporain de la région parisienne.
Ouverte au public le plus large, la maison des arts, avec son statut de centre d’art, propose un programme de quatre expositions par an, attentif à toutes les tendances, à toutes les générations et à tous les moyens d’expression plastique. Peinture, sculpture, photo, vidéo et installation sont au menu d’une programmation qui trouve à la maison des arts un cadre à échelle humaine. Christian Boltanski, Pierre Ardouvin, Ernest T., Renaud Auguste-Dormeuil, Marlène Mocquet, Malachi Farrell, Jacques Monory, Les Kolkoz, Françoise Pétrovitch, Natacha Nisic, Anne Brégeaut, Jeanne Susplugas, comptent parmi les nombreux artistes qui y ont été exposé·e·s.

Retour haut de page