La rentrée artistique met à l’honneur l’Amérique latin. La Maison des Arts ouvre sa saison au même rythme : Marcela Gomez habille le jardin et la maison d’une quinzaine d’œuvres récentes.
Ses œuvres de plumes, fer, bois, néon, résine et caoutchouc incarnent l’interaction et l’opposition entre la nature et l’artificiel. De cette confrontation émerge une œuvre structurée de volumes et de lignes géométriques qui nous entraînent dans un univers fragile, où l’équilibre se joue de ses propres limites.
Ce besoin d’équilibre s’exprime dans ses dessins, figures où les lignes, les angles et les chiffres symbolisent la recherche d’un ordre intellectuel, tandis que les aplats de couleurs, avec leurs coulures qui débordent des contours, introduisent un élément vital cherchant à échapper au contrôle.
Puis Marcela passe à la troisième dimension : elle recherche « un matériau dur qui permette de dessiner dans l’espace des volumes vides à travers lesquels l’air et le regard peuvent circuler » ; elle trouve des tiges de fer, puis le bois, la résine et aujourd’hui les néons et les plumes.
Au-dessus de cette œuvre, nouée de ces multiples décalages, certains ont vu planer l’ombre de Cortázar : il semble que ce ne soit pas sans déplaire à Marcela Gomez.

marcela gomez

Marcela Gomez est née en 1963 à Rosario en Argentine. Elle vit et travaille à Pantin.
L'artiste arrive en France en 1980 et étudie aux Beaux-Arts de Paris. Ses œuvres de plumes, fer, bois, néon, résine et caoutchouc incarnent l’interaction et l’opposition entre la nature et l’artificiel. De ses pratiques artistiques (sculpture, installation, photographie, vidéo) naît un univers fragile où l’équilibre se joue de ses propres limites et questionne l’espace de l’art. Elle expose régulièrement au Venezuela et en Argentine.  

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