Le collectif et l’équipe du centre d’art convient par le culinaire, la parole, ou la musique, les citoyen·nes à clôturer le cycle En des lieux sans merci autour de la musique.

programme acte de clôture « manzé pou lo kèr »
samedi 31 janvier 2026
15h-19h 
site maison des arts

Myriam Omar Awadi du collectif En des lieux sans merci invite pour cet acte de clôture à s’immerger dans le concept du manzé pou lo Kèr (manger pour le cœur) de la chanson d’Alain Peters. Le manzé pou lo Kèr, pourrait être la voix, le chant comme nourriture de l’âme et du cœur. 

  • 15h : La voix des réparations « Politics of sound ». Rituel d'écoute par Pascale Obolo.
  • 15h30 : « La voix de celles qui veillent et élévent ». Restitution de résidence, conversation avec les gardiennes de berceuses Fatima Nazoim et Khady Mbaye. 
  • 16h : La voix des « résistances affectives »*: Les pénis pleurent aussi, berceuse au patriarcat. Performance collective par Myriam Omar Awadi.   
  • 16h30 : « La voix des nos ventres, force vitale et sensuelle : Mbiwi ». Atelier de pratique avec Faïda Boina.  
  • 17h30 : « La voix de la louve : Le jour ou j'ai commencé le rap : rage 3 fois ». Performance par Alice Dubon. 
  • 18h30 : «La voix des lamentations : Dildo's Lament, Whiteness shades me ». Performance de Hélio Volana, avec Alix Pétris.

afrikadaa

présentation

AFRIKADAA est une plateforme, un laboratoire qui intègre la richesse d’une scène artistique émergente dont la production mérite visibilité et réflexion. La revue est un espace curatorial déterritorialisé où artistes et acteurices-x de la création contemporaine interrogent esthétique et éthique face aux enjeux majeurs de la mondialisation. Parce qu’il est temps de redéfinir les relations entre territoires, idées et mouvements artistiques, AFRIKADAA apporte une autre perspective, en tant que revue, à la scène artistique contemporaine en racontant l’histoire et les trajectoires des communautés d’artistes au-delà des frontières du marché. Les voix qui s’expriment par la revue aujourd’hui viennent combler un manque et un décalage existant entre continuum colonial des discours et pratiques de résistances locales ; et montre que continuer de parler de nous sans nous fait preuve d’une incompréhension globale sur les problématiques postcoloniales. AFRIKADAA s’impose ainsi comme une poche de résistance vis-à-vis des pratiques de légitimation du pouvoir.
Créée en 2013, la revue d’art papier et digitale AFRIKADAA est menée par un collectif d’artistes-x, commissaires-x d’art, historiennes-x d’art, militantes-x et étudiantes-x. 

http://www.afrikadaa.com

alice dubon

présentation

Alice Bondoki alias Alice Dubon. Artiste originaire de la République démocratique du Congo [RDC], née le 21 mars 1997 à Kinshasa (Congo). Elle se définit comme une sorcière du texte corporel. Guidée par la politique de l'intime, sa recherche se concentre sur la norme et la monstruosité, l'organique et le corporel. Elle étudie la dissociation entre histoire personnelle et personnage social, l'introspection et l'invisibilisation. Que reste-t-il quand le temps passe, quand les corps s'en vont ?

hélio volana

présentation

Hélio Volana est un·e artiste interdisciplinaire, à la croisée des arts sonores, visuels et de la performance. Diplômé·e de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, iel a étudié la composition électroacoustique au Conservatoire de Pantin. Lauréat·e du programme Mira de l’Institut Français, Hélio effectue en hiver 2024 une mobilité de recherche-création à Madagascar, d’où iel est en partie originaire. Ces recherches se matérialiseront dans sa première exposition personnelle, en septembre 2025 à l’Institut Français d’Antananarivo.

myriam omar awadi

présentation

Myriam Omar Awadi est une artiste franco-comorienne.

Elle vit et travaille à La Réunion. Myriam crée des dispositifs de parole et d'écoute pour des voix qui ne sont pas toujours audibles et des présences invisibles. Ses recherches récentes se concentrent sur les traditions féminines de chant et les rituels de possession des îles de l'océan Indien et de l'Afrique australe, qui inscrivent des présences et des récits oubliés. La transe est donc envisagée à la fois comme une technologie et une méthode : convoquer nos fantômes et colmater les trous des architectures de nos mémoires en spéculant des fictions sensibles de ce qui a été et de ce qui adviendra certainement dans un tremblement. Son travail a été présenté lors de l’exposition Vision au Palais de Tokyo en 2016, à la Colonie barrée en 2017, à la Biennale de Bamako en 2019 et 2022, à la fondation H - Antananarivo en 2021, à la Biennale de Kochi et au Zeitz Mocaa en 2022, à l’institut français de Casablanca en 2023. En 2024 elle participe à la Biennale transnationale noire Af-flux à Montréal, à l’exposition Transfeminisms à la Mimosahouse à Londres et à la Haus der Kulturen der Welt pour l’exposition

Forgive us our Trespasses. Après une résidence de recherche à la Fondation Art Explora, elle participe cette année à La 36ème Biennal de Sao Paulo et à La Momenta à Montréal. Ses oeuvres font partie des collections du CNAP, du Frac Réunion, de l’Artothèque et de la Région Réunion.

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