Avec Lorraine Féline, Július Koller, Pascal Lièvre, Étienne Martin, Thomas Wattebled, Louise Pressager. En collaboration avec l’USMM (Union Sportive Municipale de Malakoff) et soutenue par Décathlon Paris - Porte de Châtillon.

Le milieu associatif sportif semble utiliser le même dynamisme et militantisme que celui de la culture. Citons pour mémoire les espaces dédiés à ces pratiques, créés dans les banlieues des années 1980, qui ont encore aujourd’hui, toutes leurs places. Alors que les systèmes individualistes prennent place au détriment du vivre ensemble, l’expérience démontre malgré tout que la culture et le sport continuent d’être des vecteurs possibles de découverte de l’autre et d’apprentissage d’une pratique. Mais ces deux univers, issus exclusivement du désir personnel de chaque individu, font-ils méthode pour annihiler la peur de l’autre, de soi ? L’exposition Il va y avoir du sport ! propose, à ce titre, de bousculer les habitudes des amateurs d’art et des férus de sport. Sportifs et supporters, artistes et pas- sionnés : tous les publics sont ici incités à déplacer leurs pratiques respectives.

étienne martin

Etienne Martin est né en 1994 à Chenôve. Il vit et travaille à Dijon.
Diplômé des Beaux Arts de Dijon, Etienne Martin développe un travail critique du monde du travail. Par la photographie, il se rend dans des entreprises artisanales et industrielles à la rencontre de la classe ouvrière afin de documenter le présent à l’heure d’une dite désindustrialisation. Parallèlement, ses volumes questionnent de façon ironique, le quotidien, les logiques et absurdités d’un monde productiviste.

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július koller

Né en 1939 en Slovaquie et décédé en 2007 à Bratislava.
Le slovaque Július Koller est considéré comme l’un des artistes d’après-guerre les plus importants d’Europe de l’Est. Cette figure
emblématique de l’art européen n’a obtenu sa reconnaissance internationale que ces dernières années. Le travail de Július Koller a été fait et développé dans des conditions historiques et avec des références diamétralement opposés à l’art dit occidental, mais son approche sociale de l’art influence de plus en plus la jeune génération d’artistes du monde entier.

lorraine féline

Lorraine Féline est née en 1981 à Marseille. Elle Vit et travaille à Paris.
Diplômée en Art de l’école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Lorraine Féline a également étudié la vidéo à la Hochschule für die Kunste, de Brême, en Allemagne. L’artiste accorde une attention toute particulière aux personnes et aux milieux qu’elle rencontre, comme en témoignent ses films. Son intérêt porté aux corps en activité se manifeste également dans ses performances réalisées spécifiquement pour des amateurs, sur leur lieu de travail.

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louise pressager

Louise Pressager est née à Nancy en 1985. Elle vit et travaille à Malakoff.
Les oeuvres de Louise Pressager peuvent être qualifiées de “morales”. Elles se situent au coeur des débats contemporains, touchant aux questions de pouvoir et de domination. Le vocabulaire employé est à la fois ironique et sérieux, grotesque et enjoué, absurde et irrévérencieux, mais jamais cynique. Louise Pressager sait, en effet, qu’elle est elle-même compromise dans les contradictions de son temps.

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pascal lièvre

Pascal Lièvre est né en 1963 à Lisieux. Il vit et travaille à Paris.
Il commence en tant que comptable, puis astrologue, il arrive à la création au début des années 2000. D’abord il peint « des jolies choses » qui se vendent et qui plaisent, puis sa pratique, nourrie de ses lectures philosophique et de son expérience personnelle, se complexifie. Il élargit sa palette plastique vers la vidéo, la performance, la photographie et l’installation. Au centre de sa réflexion, son corps est compris comme un médium à part entière qui doit être travaillé et interrogé sans relâche.

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thomas wattebled

Thomas Wattebled est né en 1990 à Dieppe. Il vit et travaille à Orléans.
La pratique artistique de Thomas Wattebled a toujours été accompagnée et nourrie par une pratique amateur du sport. Lorsqu’il s’entraîne sur le 110 m haies, c’est toujours avec le même but, celui du meilleur chrono, de la plus belle course, d’atteindre son “Personal Best” comme l’on peut entendre sur les stades. C’est dans cette recherche de la performance sportive constante que la pratique de Thomas Wattebled trouve son point de départ. À travers dessins, installations, vidéos, il s’attarde sur des détails, problématise les objets, les gestes, les choses bancales que l’on ne remarque pas, toujours avec une pointe d’humour.

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