La Maison des Arts est heureuse de commencer cette nouvelle année avec une exposition d'Henri Cueco, artiste majeur de sa génération.
Au rez-de-chaussée, des séries de petites toiles (19 x 27 cm), réalisées entre juillet 1999 et janvier 2000 dont une vingtaine encore jamais montrée, représentant des vues de paysages de sa chère Corrèze. Henri Cueco peint la Corrèze, là où il est né et à grandit, « le paysage est toujours une abstraction, une invention. » Ces peintures l'aident probablement à retrouver la sensibilité et les souvenirs de son enfance… Cette idée de créer près de 200 petites toiles, vient de son désir de peindre obstinément et répétitivement la nature perçue par son regard. Le visiteur pourra déambuler de l'une à l'autre, s'amuser de découvrir les subtiles différences peintes par l'artiste.
A l'étage, nos yeux seront séduits par les rouleaux dépliés (acrylique sur papier vezère), ressemblants à des étendues d'herbes, de fleurs, de feuilles… de tapis parsemés. Des pièces magiques, ou l'œil se perd dans une forêt de détails chaque fois différents, que Cueco pourrait peindre à l'infini. Les couleurs sont celles de l'automne, des fleurs bleues sauvages, des rouges flamboyants, des blancs comme neige jouant avec le gris. Des couleurs devenant des partitions de musique, rythmant des touches fines de peinture.

Un carnet de croquis, Cueco la petite peinture a été édité à cette occasion aux éditions du Cercle d'Art. On y retrouve les dessins de Corrèze ainsi que ses réflexions et commentaires.

Diaporama

henri cueco

Henri Cueco est né en 1929 en Corrèze, il décéde le 13 mars 2017.
Autodidacte, il s'initie à la peinture très jeune, poussé par son père d’origine espagnole. En 1947, il monte à Paris et entre en contact avec les peintres de La Ruche, qui à contrecourant de la tendance à l’abstraction de l’époque, décident de se tourner vers le réalisme. Il commence sa carrière artistique en participant en 1952 au Salon de la Jeune Peinture. À partir de ce groupe et du foisonnement artistique qui verra naître la figuration narrative, il développe une pratique artistique où la démarche figurative participe à un engagement politique de l’artiste dans la société, attaché à la nature, aux relations entre hommes et femmes, et au rapport au langage, écrit, parlé, peint et dessiné. Cet engagement sera également manifeste à partir de 1972 au sein de la Coopérative des Malassis, un groupe militant et figuratif, qu’il fonde avec Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré, Gérard Tisserand et Christian Zeimert.

Retour haut de page