Dans le cadre du dispositif « Plan mercredi » du Ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec la Direction des affaires culturelles de la ville de Malakoff. Avec le centre de loisirs Fernand Léger de Malakoff.

L’artiste Anouck Durand-Gasselin a fait découvrir aux enfants sont travail autour des champignons et des spores. À partir de leurs observations faites au microscope, ils ont produit une œuvre collective composée de dessins du monde invisible et volatile que nous respirons : spores de champignons, pollens et microbes.

De retour à l’atelier l’artiste mettra en forme tous ces dessins réalisés pendant les séances en les mélangeant et en les libérant comme dans l'atmosphère en "un nuage de spores". Le dessin final se déploiera sur les murs du centre de loisir Fernand Léger, qui incarneront par leur cadre les limites d'une "zone critique". La zone critique est la mince couche de la planète sur et grâce à laquelle nous vivons car de nombreux écosystèmes imbriqués y fabriquent les conditions favorables à notre existence.

Diaporama

anouck durand-gasselin

Née en 1975
Vit et travaille à Paris et Toulouse

Tout d’abord photographe, Anouck Durand-Gasselin commence ses recherches dans la forêt avec la cueillette et la marche. Les éléments trouvés (tapis, champignon, bois de cerf ou encore récemment paillettes de mica ) font l’objet d’une attention soutenue et de manipulations variées (moulage en plâtre, sporulation, mise en scène). Différents dispositifs de création méthodiques voire scientifiques permettent  d’atteindre le coeur de la matière et la profondeur du regard. L’enjeu est absolument celui de l’image et de l’imaginaire. Ainsi absence, traces, manque, défauts et imperfections constituent le champ de son expérience animé par la volonté d’un certain ré-enchantement. En 2007, Anouck Durand-Gasselin ré-interroge les fondamentaux de l’image en provoquant un phénomène naturel : la sporulation du champignon. La rencontre avec les funghis marque un tournant important. Entre poésie, science et myci-culture s’ouvre alors l’espace possible d’un décentrement et d’un dialogue avec une espèce non-humaine.

Ses oeuvres font l’objet d’expositions en France et à l’étranger, récemment en Chine à l’Académie des Sciences de Dunhuang. La Galerie ALB à Paris soutient son travail depuis 2010 avec notamment en 2016 l’exposition personnelle Tamogitake, en 2012 l’exposition personnelle Collections soutenue par le CNAP et de nombreuses expositions collectives et foires dont Fotofever en 2019. Récemment, elle expose à la biennale d’art et design de St Etienne, au Musée Denys Puech à Rodez, au Centre Art Bastille à Grenoble invitée par Cécile Beau, à la maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff en 2017, elle participe à la Biennale de l’image Tangible en 2018.

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