résidence à la supérette

Le centre d’art accueille en résidence à la supérette le collectif La Buse, qui réunit des artistes, auteur·rices, chercheur·euses, graphistes, critiques, commissaires d’exposition, enseignant·es, producteur·rices, traducteur·rices autour des questions du travail et de l’éthique dans le champ de l’art. Dans la continuité de leurs recherches, le collectif développe à la supérette un travail de recherche visant l’analyse de la souffrance au travail dans le milieu de l’art et les réflexions autour du statut de l’artiste et sa rémunération.

Créée 2018, sur la volonté de rendre visibles les pratiques abusives dans le milieu de l’art, le collectif a mis en service une plateforme de signalement entre octobre 2020 et juin 2021 pour « collecter des informations sur les pratiques du milieu de l’art » et « pour nourrir une réflexion sur la condition des travailleuses et travailleurs de l’art, ainsi que sur la structure économique du secteur ». Actuellement en pause, elle fait l’objet d’un projet de transformation à l’œuvre pendant la résidence. Partant des contenus et des archives récoltées, La Buse dédie un temps de réflexion collective afin de revenir sur les origines de cet outil, les attentes qu’il a créées et les limites qu’iels ont rencontrées pour sa gestion.
Le collectif mettra également en place des sessions de réflexion accompagnées par des invité·es, issu·es de différents champ d’étude dépassant celui du secteur des arts visuels (psychologues, avocats, juristes, syndicats, élu·es, etc). Poursuivant le principe de collaboration et de transmission, la résidence sera l’occasion d’échanger avec des étudiant·es, professionnel·le·s, publics et personnes éloignées de l’art, autour de nouvelles initiatives qui questionnent le rapport du travail au monde de l’art dans une démarche de luttes contre les discriminations. Seront mis en place des ateliers de travail collectif, et des temps d’échange autour des techniques et connaissances militantes.
La restitution des ateliers prendra différentes formes dans le temps et dans l’espace : des rencontres publiques, complétées par un travail éditorial mené en continu et compilé en une auto-publication en fin de résidence. Un enregistrement sonore et vidéo du temps de résidence donnera lieu à des podcasts et un journal vidéo.

actualité du collectif

  • mercredi 23 juillet - atelier anti-cv de 15h à 18h - avec le cabaret courant faible.
    Cet atelier sera l’occasion de se pencher sur les catégories implicites d’un CV et de rédiger un anti-CV afin d’en détourner les attendus. Le CV, cet outil de validation capitaliste d’un parcours professionnel lisse et parfait, doit dire en quelques lignes qui nous sommes, ce que nous avons fait et en quoi nous sommes la.le candidat.e idéale en toute situation. Et si nous y faisions entrer nos capacités de résistance développées au fil des années de mauvais traitement par le monde du travail, des compétences insolites, des décisions concernant notre avenir prises en 5 min, nos moyens de subsistance ou nos expériences collectives ou encore la liste des choses qu’on aimerait pouvoir faire? Cet atelier d’écriture et d’élaboration d’anti-CV sera suivi d’une lecture publique de nos propositions.
    "Le Cabaret Courant Faible propose à des artistes liés aux arts visuels, peintres, sculpteurs, photographes, etc., ainsi qu’à des théoriciens, de créer des numéros, ces numéros pouvant aussi faire appel à d’autres disciplines rappelant le cabaret : théâtre, danse, chant… Le cabaret est pensé à la fois comme un lieu d’amusement, d’art et de politique, un lieu pour les courants faibles, pour des manifestations en divergence avec les courants forts de la culture actuelle."
    > de 15h à 18h - atelier gratuit et sur inscription : maisondesarts@ville-malakoff.fr

  • mercredi 29 juin - atelier d’arpentage de 14h à 17h - avec Lydia Amarouche et Laura Boullic, respectivement éditrice et correctrice de Shed Publishing, autour du premier ouvrage de la maison d’édition : De la violence coloniale dans l’espace public, écrit par Françoise Vergès, avec la contribution de Seumboy Vrainom :€, paru en 2021. L'arpentage est une méthode de lecture collective, issue de la culture ouvrière, qui permet de créer une culture commune autour d’un sujet en articulant théorie, pratique et approche sensible. Aucun prérequis n'est nécessaire pour participer, nous découvrirons ensemble le corpus de textes en nous en partageant la lecture le jour même.
     
  • vendredi 10 juin - repas partagé de 19h à 21h - gratuit et ouvert à tou·tes.
     
  • plusieurs rencontres sont à venir avec le syndicat national des écoles d'art et de design (Snéad),la sociologue et phylosophe Irène Pereira, le syndicat étudiant Le Massicot et le sociologue Bernard Friot. Ces échanges viendront nourrir et actualiser les recherches militantes de La Buse.
     
  • actualisation du site internet : la-buse.org. La rubrique « ressources » a été étoffée d'articles des membres parus dans des revues, d'entretiens écrits ou filmés, d'interventions publiques de busard·es, de publications, d'archives, etc.
     
  • nouveau compte instagram : @labuse.collectif

la buse

Travailleurs·euses de l’art est une association loi 1901 fondée le 19 mai 2019. Selon ses statuts, elle a pour objet de financer des « initiatives de défense et de conquête de droits pour les travailleuses et travailleurs de l’art ». À ce jour, elle représente et soutient deux projets :
Le collectif La Buse, un réseau d’artistes, de commissaires d’exposition et de chercheur·euses 
s’intéressant au monde de l’art en tant qu’il est aussi un monde du travail.
L’émission de radio ForTune qui aborde les problématiques liées au travail dans le milieu des arts graphiques et plastiques.

L’association est financée par des subventions publiques, des dons provenant de ses adhérent·es et des dons de personnes physiques et morales soutenant son action.  Elle est administrée par une commission tournante composée d’au moins deux membres du collectif La Buse et d’un·e membre de l’émission ForTune. Son assemblée générale se réunit au moins une fois tous les deux ans pour statuer sur les questions d’orientation générale. Un·e représentant·e légal·e est tiré·e au sort parmi ses adhérent·es. L’association Travailleurs·euses de l’art est composée actuellement d’une dizaine d’adhérent·es bénévoles actif·ve·s.
La Buse est un groupe de travail, crée sur la volonté de plusieurs personnes d’observer le milieu de l’art en tant qu’il est un milieu de travail. 

Le collectif administre un site internet qui présente des fiches pratiques à destination des artistes-auteur·ices, des ressources (articles de presse, informations professionnelles, etc.) ainsi qu’une plateforme de signalement des pratiques abusives.
www.la-buse.org

Les membres de La Buse diffusent et partagent sur les réseaux sociaux des informations telles que des articles, des émissions de radio et des vidéos relatives à l’actualité de la recherche en sciences sociales et des luttes dans le champ de l’art.
→ instagram : @groupelabuse
→facebook : @LeReseauLaBuse

La Buse participe et organise des manifestations et autres événements publics, ce qui lui vaut régulièrement d’être citée comme référence par la presse et les institutions. 
Par ailleurs, les membres du collectif sont régulièrement invité·es pour leurs connaissances théoriques et pratiques à des débats, rencontres et auditions organisé·es par des acteur·ices de l’art ou extérieur·es à ce champ.

Liste non exhaustive* des membres du collectif La Buse : Caroline Sebilleau, Émilie Moutsis, Emmanuel Simon, Aurélien Catin,  Laure Vigna, Sabrina Soyer, etc.
*Certain·e·s personnes de La Buse souhaitent pour l’instant rester anonymes.

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