résidences performées
artistes, performeurs, danseurs et chorégraphes en situations de proximité

La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, accueille pour la première fois une programmation entièrement dédiée aux arts vivants, faisant de ces nouveaux invités les intrus éphémères d’un espace ordinairement dédié aux arts plastiques.

Du 1 juin au 2 juillet, la maison des arts bouleverse son format d’exposition et poursuit le chemin de la représentation de l’image en plaçant le corps au centre de son dispositif. Durant cinq semaines, des chorégraphes et des artistes, en micro résidences, ouvrent le centre d’art à la danse et à la performance en discussion avec les arts plastiques. Pour chaque résidences performées, différents groupes d’artistes s’installent dans les espaces et créer des petites formes, présentées ensuite au public le samedi. Pendant ce temps de création, le lieu est ouvert et le public est invité à voir, écouter, observer, participer et s’intégrer à l’action en cours. En parallèle, l’équipe de la maison des arts transforme ses usages de travail, transfère ses bureaux à l’accueil et imagine de nouveaux processus de médiation. Afin de suivre et tracer les différentes expériences au fil des jours, des points de ressources et de dépôts sont placés à la disposition de chacun. Le public peut prendre part à ce qui est en train de se produire et contribuer ainsi à la documentation du projet.

• semaine 1 : 01.06 au 04.06
Quelque chose est en train de se passer, proposition de Mélanie Perrier de la companie Cie2minimum, avec Aurélie Pétrel et Méryll Ampe, artistes photographe et sonore.

• semaine 2 : 08 au 11.06
Vies parallèles, proposition de Ema Drouin, de Deuxième groupe d’intervention, en compagnie de G. Yuming Feng, performer, Sylvie Chenus, dramaturge et de Vincent Muteau, photographe.

• semaine 3 : 15 au 18.06
Les intrus - Le Souffle au corps, proposition de Florian Gaité, avec Benjamin Bertrand, chorégraphe, Léonore Zurfluh, danseuse, Laurent Derobert, chercheur.

• semaine 4 : 22 au 25.06
Les intrus - Trouble dans l’habitat, proposition de Florian Gaité, avec Kirill Ukolov, Piersten Leirom, artistes performers et Nelson Pernisco et François Dufeil, artistes plasticiens

• semaine 5 : 29.06 au 02.07
Workshop, ateliers animés par des danseurs et des artistes. Malentendu à Malakoff, lecture performée de Gregory Buchert, artiste en résidence à la maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff en 2016.

autour des résidences performées

• samedi 4, 11 et 25 juin 14h
Ateliers chorégraphiques avec Déborah Torres.

• samedi 18 juin 14h
Atelier d’initiation à la danse contemporaine avec Aude Arago.

• à partir du 1er juin
Street Art mur de Ben Eine.

• dimanche 5 juin 18h
Jazz garden party

aude arago

Née à Londres, Aude Arago suit une formation de danse classique à la Royal Academy of dancing Merle Park. Elle poursuit ensuite sa formation en France au Conservatoire Régional de Nice et remporte le 1er prix contemporain. A la recherche d’une démarche artistique plurielle elle enrichit son univers de nombreuses rencontres, s’initie aux techniques aériennes de cirque, tissu, flamenco, Kathakali et Bharatanatyam en Inde. Son parcours d’interprète la conduit à collaborer avec différents metteurs en scène et chorégraphes, Bob Wilson, Emir Kusturica, Robert Carsen, Cie Elisa Monte, Blanca Li, Gilles Baron, Camargo, Retouramont, Cie So close, Vincent Mantsoe, Cie 14:20, David Drouard, Cie Contour progressif, Amala Dianor et Olivier Dubois

aurélie pétrel

Aurélie Pétrel vit et travaille à Paris et Genève. Professeure et responsable du Pool Photographie à la HEAD, elle est l’un des membres fondateurs des laboratoires de recherche «A Broken Arm» et «Échos». Au gré des rencontres et des collaborations, ses oeuvres ne cessent de questionner l’image, son statut, sa (re) présentation et son activation, ses processus de production. L’artiste ne se dit pas photographe : elle déconstruit, retisse, interroge aux confins des médias. En explorant les marges, elle fait naître un parcours faisant résonner le matériau photographique dans un dialogue à mille voix. Avec Vincent Roumagnac, metteur en scène - scénographe, elle constitue aussi un duo depuis 2012.

ben eine

Né à Londres en 1970, Ben Eine est l’un des street artistes anglais les plus prolifiques et reconnus de sa génération. Spécialisé dans les lettrines - l’élément central de tous les graffitis - il se fait connaître avec ses grandes lettres simples, peintes en plusieurs couleurs sur les devantures de magasins. Lumineuses et colorées, les lettres de Ben Eine ont transformé des rues à travers le monde, dont la plus célèbre ‘Alphabet Street’ dans la rue Middlesex Street, à Londres. Ben Eine a produit de nombreux styles de lettrage, y compris: l’obturateur, le cirque, le néon, elton, le vandalisme et wendy. Il s’est fait connaître sur la scène artistique dès les années 80 notamment aux côtés du célèbre graffeur Banksy, ainsi que Jamie Hewlett, Mode2, Modern Toss et David Shrigley. En janvier 2008, Eine est présenté par le Times comme l’un des six meilleurs nouveaux street artistes de la capitale. La carrière de Ben Eine, commencée il y a plus de 25 ans, a atteint une dimension internationale lorsque le premier ministre anglais David Cameron a offert comme cadeau une de ses œuvres au président Barack Obama lors de leur première visite officielle. En avril 2011, Ben participe à la plus grande exposition de street art à ce jour Art in the Streets au Musée d’Art Contemporain (MoCA), Los Angeles. En 2011, Ben Eine est également invité par Amnesty International pour concevoir leur affiche du 50e anniversaire, rejoignant ainsi d’autres artistes tels que Picasso et Miro à soutenir la charité à travers l’art. Aujourd’hui Ben Eine produit des toiles et des sérigraphies dans son studio de Hastings et continue à peindre des murs dans le monde entier. Dernièrement invité à réaliser un mur pour la façade de l’ambasse d’Angleterre à Abu Dhabi, il a plus récemment réalisé des grandes commandes dans les villes de Los Angeles et Santa Ana en Californie

benjamin bertrand

Né à Paris en 1989, Benjamin Bertrand étudie la littérature et la philosophie. Il découvre la danse auprès de Claire Servant et d’Odile Azagury et travaille principalement avec Olivier Dubois, au sein du Ballet du Nord. Il intègre la compagnie comme interprète de Tragédie, présentée au Festival d’Avignon 2012 et en tournée internationale jusqu’en 2017. En 2016, il sera interprète dans la nouvelle création d’Olivier Dubois, collaborera avec l’artiste Jean-Luc Verna dans sa première pièce Uccello, Ucellacci and the Birds et avec la metteure en scène Marine Mane dans À mon corps défendant. Il participera également à Protoype III, programme de la Fondation Royaumont

déborah torres

Déborah Torres nait et grandit à Barcelone. Formée à L’Institut del Teatre en danse classique, puis suit une formation de théâtre. En 2013 elle obtient son diplôme d’Etat de professeur de danse contemporaine au Centre National de la Danse de Pantin. Elle obtient également le diplôme d’instructeur Pilates Ceritifié Body Balance à Paris en Avril 2016. Entre 1994 et aujourd’hui, elle danse avec Jean Gaudin, Alexis Manuel, Ballet Actuel, Blanca Li, la cie Labkine, la cie Dynamo et Ipso Facto. Elle mène différentes actions pédagogiques dans les écoles, enseigne la danse à des comédiens, et au Conservatoire Régional de Créteil. Elle co-écrit le duo Entre-deux/Mar i Muntanya avec Veronique Teindas Présenté au CCN de Tours Thomas Lebrun en novembre 2013 et au Ccn de Creteil en avril 2013 dans le cadre d’un accueil Studio. Chorégraphie son propre solo Suliloqui en colaboration avec le groupe de musique Triulet, présenté à l’Antic Teatre de Barcelone en octobre 2014. En novembre 2012, elle part remonter les Indes Galantes (de Blanca Li) en Roumanie. Actuellement, elle assiste Blanca Li sur ses dernières créations Robot et Déesses et Démones qui sont en tournée partout dans le monde

ema drouin - deuxième groupe d'intervention

Ema Drouin, metteuse en scène et autrice au sein de la compagnie, fait partie des 16% de femmes en France à occuper le poste de directrice artistique dans une compagnie de théâtre de rue. Enrichie par des expériences multiples et diverses, Ema Drouin écrit la rue, les femmes, les gens autour, les jeunes, les vieux. Ema Drouin écrit la ville, le sensible du bitume et la mémoire du ciment. 

Écrire les changements, les traumatismes, les renouveaux, les révoltes, les chocs de la rue, c’est les faire voir au monde pour faire bouger les choses.


“ Ecrire et réaliser des situations artistiques pour, avec et dans l’espace public sont une façon d’entrer en frottement, en contact avec la réalité, sous la douceur de la pluie ou la chaleur des rayons du soleil. Fictionnelles ou non, les situations s’y inscrivent et prennent cette réalité comme support. Constituée de lieux, de personnes, d’usage, la réalité colore la proposition et lui donne toute sa dimension. En échange, poreuse, la proposition donne à lire la réalité. Choisir la réalité pour y poser un acte artistique, c’est choisir que l’écriture sera travaillée par le réel. Sujets des propositions, adéquation à un lieu, relation aux personnes, choix du moment, de la durée, sont autant de choix qui font écriture. En fonction des propositions, les incidences sont plus ou moins grandes, les objectifs différents, mais le rapport à la réalité est toujours présent, qu’il soit pris en charge par les artistes ou les organisateurs.”
Texte d'Ema Drouin paru en 2008 in Le théâtre de rue, un théâtre de l’échange, Revue études théâtrales n°41/42

À travers Deuxième Groupe d’Intervention, compagnie d’art de la rue,  la ville et ses habitant·es sont source d’inspiration pour son écriture.  Son expérience la rend sensible aux problématiques de l’espace public. S’amusant alors à remettre les oublié·e·s et silencié·es des villes sur le devant de la scène à travers des créations chocs et poétiques, Ema Drouin et la compagnie interviennent également auprès du public. Ema Drouin et les membres de l’association sont directement actif·ve·s au sein des quartiers où la compagnie pose ses valises. Implanté depuis 2017 dans le quartier Stalingrad, l’Atelier de Curiosité Urbaine se fait le relais des interventions de Deuxième Groupe, véritable arrière-base de la création artistique. On y trouve aujourd’hui 25 ans d’archives et d’engagements humains et sociaux, engagements toujours en vigueur et en action aujourd’hui. 
 

florian gaité

Docteur en philosophie, ATER en Esthétique et philosophie de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Florian Gaité est chercheur associé à l’Institut ACTE (axe « Esthétique et théories critiques de la culture »). Membre de l’Association Internationale des Critiques d’Art,lauréat du Prix AICA-France 2019, Florian Gaité a travaillé pour la presse écrite (Artpress, The Art Newspaper, paris-art.com…) et la radio (« La Dispute » sur France Culture) dans le champ des arts plastiques, de la performance et de la danse. Il publie en 2021 un recueil de critiques Tout à danser s’épuise aux éditions Sombres torrents.

site de l'auteur

françois dufeil

François Dufeil est né en 1987 à Rennes, il vit et travaille à Paris. Plasticien, il a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts d’Angers et auprès des Compagnons du Devoir du Tour de France. Sa pratique oscille entre sculpture, installation et interventions spontanées dans l’espace public. Il travaille en collaboration avec plusieurs collectifs d’artistes dont Influance, Caniard, Le Wonder. Son travail a été présenté au centre d’art Les Brasseurs à Liège, à la galerie RDV (Nantes) ou L’art en tête (Angers).

gregory buchert

Les œuvres de Gregory Buchert se déclinent principalement en vidéos et performances, et sont nourries de nombreuses références littéraires (VilaMatas Sebald Calvino). Jouant sur les notions d’échec et d’irrésolu les récits qu’il imagine dont il est tour à tour protagoniste ou conteur, interrogent notre besoin d’achèvement. En quelques gestes ténus, dont découlent souvent des situations rocambolesques, son travail nous propose des pistes de réflexion sur l’être au monde de l’artiste, mais aussi par extension, de chacun d’entre nous. Le travail de Gregory Buchert, représenté par la galerie Jérôme Poggi, a été notamment exposé au Festival Hors-Pistes du Centre Pompidou, au CRAC Alsace, au FRAC Bretagne et Nord Pas-de-Calais, au Magasin de Grenoble ou encore à la Kunsthaus de Bâle. Ses œuvres sont présentes dans la collection départementale d’art contemporain de Seine SaintDenis et du FRAC Alsace

kirill ukolov

Né en 1979 à Moscou, vit et travaille à Toulouse et à Paris.
Diplômé de l’École Supérieure des BeauxArts de Toulouse, DNSEP en 2010. « Trouver l’accident qui fera oeuvre ou modifier un contexte d’exposition afin qu’il devienne objet exposé: la pratique de Kirill Ukolov détourne le réel pour y laisser une empreinte d’autant plus forte qu’elle n’est pas toujours perceptible au premier abord. Le jeune artiste définit ainsi l’origine de son travail : « Ce qui m’intéresse, c’est la poésie de l’ordinaire ». Créant des sculptures ou des installations en usant d’objets a priori banals, Kirill Ukolov réussit à injecter une dose d’inquiétante étrangeté dans notre quotidien, nous permettant de le considérer d’un oeil neuf. Comme le dit Robert Filliou : « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». (Texte de Daria de Beauvais)

laurent derobert

Né en 1974, Laurent Derobert vit et travaille à Paris et Avignon. Docteur en sciences économiques et chercheur (CNRS-GREQAM et Université d’Avignon), il interroge notre rapport au monde sous forme algébrique et produit des équations qui sont autant de poèmes rigoureux et sensibles. Avec les « mathématiques existentielles », qu’il a conçu, Laurent Derobert exploite le potentiel poétique du langage scientifique dans des démonstrations cryptométaphysiques, à l’indéniable force d’évocation. Entre la parole de fantaisie et celle de vérité, la proposition éprouve les limites du discours savant, en prenant appui sur les catégories d’ « imaginaire » ou d’ « incertitude » introduites au siècle dernier pour ouvrir la science à ses contradictions. Sans sacrifier la rigueur du raisonnement, ni la langue qui le porte (postulat, théorème, équation, fonction etc.), Laurent Derobert performe les dérives de sa propre pensée, dans un souci constant de leurs attribuer un sens logique.

mélanie perrier

Mélanie Perrier est chorégraphe, directrice artistique de la Compagnie2minimum ; artiste compagnon au CCN de Caen en Normandie, et en compagnonnage au Manège de Reims, Scène Nationale de Reims. Elle mène un travail autour de l’élaboration du mouvement en affirmant une radicalité à partir de la forme du duo. Elle développe un PROJET RELATIONEL POUR LA DANSE. Elle défend une “virtuosité de la relation” à travers ses créations, sa manière de créer des équipes, ses actions auprès de publics variés, ses écrits, ses formations, pour une nouvelle éthique de fabrique de la danse. Elle codirige parallèlement le Laboratoire du Geste (Institut ACTE/ UMR Paris 1 Panthéon Sorbonne) où elle poursuit des recherches autour des écritures et performances contemporaines, dans lesquelles le geste est central. Maître de Conférences en «Arts plastiques et performance» à l’Université Paris IV, elle se concentre sur le renouvellement des paradigmes et des formats de l’action culturelle pour la danse

méryll ampe

Sculptrice de formation, Méryll Ampe développe un travail plastique et sonore durant son cursus aux Beaux-Arts de Paris-Cergy et suit les cours de composition assistée par ordinateur du compositeur Octavio Lopez au Conservatoire Georges Bizet à Paris. Elle collabore avec le collectif Supernova, mais aussi avec des artistes d’art numérique, des plasticiens, des cinéastes et récemment avec un chorégraphe, dans le cadre du Workshop-Master Class « In Vivo Electro » du Festival Manifeste à l’IRCAM, à Paris

nelson pernisco

Formé à l’école des Arts décoratifs de Paris, Nelson Pernisco a forgé sa culture dans le monde du skate et en évoluant dans la vie associative dans d’anciennes usines réhabilitées en espaces de travail et d’exposition autogérés (Le Wonder, L’Amour…). Sa pratique de la sculpture s’est construite essentiellement autour de la vie citadine et industrielle, à n’en plus voir les horreurs du monde urbain, et en s’accommodant au déclin du monde contemporain. Son travail a été présenté à la Galerie Passage de Retz (Paris) ou encore au Point G (Paris)

piersten leirom

Piersten Leirom est né en 1987. Il vit et travaille aujourd’hui entre la France et l’Italie. Après des études en danse, il s’oriente rapidement vers la performance. Il s’intéresse à la notion de lâcher prise et à l’exploration des limites du potentiel physique. Entre performances-portraits et installations vivantes, ses oeuvres se distinguent par leur caractère duratif, répétitif et minimal, et visent, le plus souvent, à atteindre un état de transe. Elles sont conçues comme un moyen d’exposer l’Homme Moderne et d’explorer les dédales de sa condition dans une société neurasthénique. En parallèle, il a travaillé avec le plasticien et chorégraphe Nick Cave dans le cadre de son projet Soundsuits. Depuis 2012, il fait partie de l’ensemble de théâtre physique italien Ricci/Forte avec lesquels il travaille sur les performances ImitationOfDeath, Wunderkammer Soap #2_Faust, JG Matricule 192102, Macadamia Nut Brittle et Darling

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