Pour débuter cette nouvelle saison, la Maison des Arts laisse ses murs à Jérôme Touron. L’une des particularités de son travail est l’installation ; et pour l’occasion, son exposition se formera autour d’un ensemble de construction et déconstruction in-situ.
D’adhérence, «soudure totale ou partielle d’un organe avec un organe voisin», titre choisi par l’artiste, inaugure deux choses.
La première, une union totale, voire pathologique, avec la couleur.
La seconde, l’économie de moyen, la matière, et les techniques utilisées. Peinture industrielle, rouleaux d’adhésifs, plexis, verres, métal, plâtre, autant de matériaux qui relèvent de l’univers du bâtiment. Matériaux primaires et simples, essentiels à sa réflexion.
Il s’explique : «L’économie de moyen est un moteur d’efficacité».
Airlines IV :
Oeuvre en suspension, de fines lames de verre se détachent du mur. De plus près, cette construction réalisée avec des rubans adhésifs roses et blancs provoque sur le mur un jeu entre couleur et transparence.
Inventaire :
Une salle entière est dédiée à cette œuvre car l’inventaire insinue bien sûr l’idée d’un répertoire infini. Chaque couleur fonctionne en duo, et s’installe comme un écrit, un texte de gauche à droite. La palette devient alors un immense catalogue de la couleur.
Élevage de couleur :
L’éleveur entretient, anoblit, soigne. Si Jérôme Touron est une sorte de cultivateur, il permet au visiteur, avec cette installation, de manipuler et d’inventer autant de propositions qu’en permettent les combinaisons.

jérôme touron

Jérôme Touron est né en 1967 à Chartres. Il vit et travail à Malakoff.
Depuis 2010, Jérôme Touron utilise fréquemment la plasticité du métal, jouant le contraste entre ses qualités techniques et la fraîcheur de pièces colorées rapportées. Il continue le processus engagé depuis plusieurs années, utilisant volontiers des matériaux de chantier pour élaborer des œuvres qui vont ainsi mieux se fondre dans l'espace d'exposition.
« Les œuvres de Jérôme Touron pointent ainsi, pour les brouiller, les déterminations et les limites de l'exposition. En ce sens, il n'hésite pas à juxtaposer des pièces d'atelier, constituées de divers matériaux, qu'il accumule à la manière d'un réservoir de formes et d'essais, et des productions spécifiquement adaptées à l'architecture du lieu d'exposition. » Emmanuel Hermange, "La valeur en exposant"

 

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