thierry pécou

Présentation

Très tôt, Thierry Pécou prend conscience de l’impérieuse nécessité de réaliser son rêve : « Faire résonner le monde entier ». Ainsi va-t-il spontanément à la rencontre des cultures aux traditions ancestrales, la plupart du temps éloignées du monde occidental. Son dessein : rendre à la musique sa dimension de rituel, convaincu de pouvoir captiver l’auditeur par cette ouverture d’esprit sur le monde.
Il a étudié le piano au Conservatoire National de Région de Paris puis l’orchestration et la composition au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM). Il a été à plusieurs reprises résident au Banff Centre for the Arts (Canada) entre 1989 et 1997, puis pensionnaire à la Casa de Velázquez à Madrid de 1997 à 1999.

Au cours de ses rencontres avec les cultes afro-américains tels que la Santería cubaine, ou avec les fêtes et rituels amérindiens, il découvre que l’un des principaux moyens pour appréhender cette dimension est de rendre la musique indissociable du geste corporel : un simple geste, ou le mouvement corporel de l’instrumentiste, peuvent provoquer l’échange d’énergie entre musiciens et public. Ses œuvres majeures Symphonie du Jaguar, Passeurs d’eau, Outre-mémoire, L’Oiseau innumérable, Orquoy, en témoignent.
Ses partitions plus récentes, Soleil Rouge, concerto pour trompette et orchestre, Femme changeante – cantate des Quatre Montagnes, l’opéra Nahasdzaan in the Glittering World, sont fortement inspirées des cérémonies de guérison des Indiens Navajos.

Thierry Pécou s’est également intéressé à l’Asie et à ses cultures anciennes : la Chine, l’Indonésie et l’Inde sont à la source de ses créations de ces dernières années, telles que son concerto pour piano Cara Bali créé par Alexandre Tharaud en mai 2022, co-commande de l’Orchestre National de Lyon – Orchestre de l’Opéra de Rouen – BBC National Orchestra of Wales, et son opéra Until the Lions d’après le Mahabharata, créé en 2022 à l’Opéra du Rhin. Son dernier album Sangata fait se rencontrer des musiciens indiens et des membres de son Ensemble Variances.

Avec des œuvres comme l’opéra pour adolescents O Future (2024) ou Méditation sur la fin de l’espèce (2018) pour violoncelle, ensemble instrumental et chants de baleines préenregistrés, le compositeur montre sa préoccupation pour l’écologie et alerte sur le rôle néfaste de l’humanité sur les changements climatiques et sur la biodiversité.

Thierry Pécou est un des rares compositeurs à interpréter lui-même sa propre musique au piano, soit en soliste, soit avec des ensembles de chambre ou des orchestres. Il est également le fondateur de l’Ensemble Variances (2009), plateforme nécessaire pour favoriser les rencontres et ouvrir ainsi à la création contemporaine comme à la musique d’autres traditions.

Il a reçu de nombreux prix : Grand Prix SACEM de la musique symphonique (carrière) 2016, Villa Médicis hors les murs, Grand Prix de Composition Musicale de la Fondation Simone et Cino Del Duca décerné par l’Académie des Beaux-Arts, Prix pour la meilleure création 2010 du Syndicat de la Critique Théâtre, Musique et Danse, Grand Prix 2010 de l’Académie Charles Cros et le Diapason d’Or de l’année pour l’enregistrement de sa Symphonie du Jaguar, Diapason d’Or pour les CD Tremendum (œuvres de musique de chambre avec l’Ensemble Variances) et pour le CD Orquoy (œuvres symphoniques avec l’Orchestre National de France), et Diapason d’Or à nouveau pour Cara Bali Concerto paru en 2025 chez Erato-Warner.

Si vous voulez, je peux aussi proposer une version plus fluide, plus concise ou plus littéraire.

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