Cinq groupes d'enfants des centres de loisirs de la ville de Malakoff se sont vus proposer d’avoir une prise et en même temps un lâcher prise avec la figuration picturale. Intitulé Dans tes yeux, le projet a pris appui sur un travail mené depuis 2009 par l’artiste-intervant Jean-François Boclé : la série de peintures sur papier Le coutelas sur la rétine.
Cette série convoque des présences sorties de l'obscurité : nous sommes regardés, nous sommes fixés par ces yeux ahuris, moqueurs ou criants de colère. Ces yeux disent le spectre des émotions humaines semblant hésiter jusqu'au bout entre apparition, intangible et disparition – certains yeux sont fermés produisant ainsi des monochromes noirs. Le blanc des yeux est celui du papier non peint, le noir qui circonscrit leur intensité est donc du côté d'une submersion.

Les enfants ont été accompagnés par Jean-François Boclé pour poser sur le papier blanc des regards (deux yeux ouverts, un ou deux yeux fermés) à la peinture noire. Le blanc des yeux est le blanc du papier non peint. Une sélection des peintures a été épinglée au mur pour constituer sur ces 5 ateliers une grande œuvre collective murale sur le site la supérette pendant la résidence du collectif En des lieux sans merci.

Ce projet s'inscrit  dans le cadre du dispositif « Plan mercredi » du Ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports et de la CAF en collaboration avec les Directions des affaires culturelles et l'éducation de la ville de Malakoff. Avec les centres de loisirs de Malakoff.

Diaporama

jean-françois boclé

présentation

Jean-François Boclé est un artiste visuel et auteur basé à Paris. Il est né en 1971 en Martinique où il y vécu près de 17 ans. Il a suivi une formation aux Beaux-Arts de Bourges et aux Beaux-Arts de Paris.

Depuis plus de 25 ans, Boclé est traversé par l’historicité de la violence. Il pose incessamment la question de ce que peut être un mémorial de l’innumérable dans le contexte du Plantationocène. « Boclé ne peut être catalogué dans une langue spécifique, c'est pourquoi il est très difficile de l'envisager à partir de la performance, de la vidéo, de l'installation ou de ses dessins : j'aime à le voir via la façon dont il matérialise sa pensée dévorante. » (Jaider Orsini).

Pratiquant la poésie dès ses 15 ans, depuis 2021 il écrit de la prose sous la forme de chroniques à paraître en 2026 : Les Chroniques de Mamoudzou (2021-2023, Mayotte), Les Chroniques Dakaroises (2022, Sénégal), Les Chroniques de la possession (2022, La Réunion), Les Chroniques d’un ACTE en retour (2024, Martinique) ou encore Les Chroniques de Bengué (2024, Paris).

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