La Fondation Antoine de Galbert, le FRAC Bourgogne, l’Artothèque de Caen, la maison des arts centre d’art contemporain de Malakoff, Station Mir/Festival ]interstice[ et l’association La Belle Epoque accompagnent le projet ROAD TO NOWHERE de l’artiste Lydie Jean-Dit-Pannel.
Le 6 juin, l’artiste s’envole pour les États-Unis. Depuis New-York, elle va parcourir seule 2800 kilomètres à pied jusqu’à Nulle part (Nowhere, Oklahoma). 4 mois de marche, de rencontres, d’écriture, de prises de vues, de collectes.

Dans le cadre du projet du FRAC Bourgogne sur le “récit et ses formes”, le site www.lydietonowhere.fr dédié au projet et relayé par le Frac est mis en place. Il sera augmenté chaque jour par l’artiste permettant de suivre ses marches quotidiennes sous une forme narrative écrite et photographique. Chacun·e pourra également suivre l’artiste sur sa page Instagram et sur www.facebook.com/jeanditpannel.
Ces collectes quotidiennes constituent une archive précieuse qui inaugure la suite du travail de l’artiste dès son retour en France.

Lydie Jean-Dit-Pannel est plasticienne. Son travail est régulièrement exposé et diffusé dans les centres d’arts, musées et festivals. Aventurière solitaire, amoureuse blessée et guerrière survivante, Psyché s’est imposée comme l’alter-égo artistique de Lydie. Par le biais de cette héroïne antique pensive, dans le sillon de la figure du papillon Monarque dont l’artiste se pare le corps par un tatouage lors de chacun de ses voyages, Lydie déclame par ses oeuvres - photographies, vidéos, performances, installations et textes - sa déception face à une humanité qui court à sa perte. Elle parcourt le monde pour dresser le constat des blessures infligées à la Terre. Les pérégrinations de cette héroïne bafouée, qui réalise la synthèse de l’idéal romantique et de la désillusion punk, sensibilisent ainsi à la précarité d’un monde désormais en sursis.
Aujourd’hui, désemparée et assiégée par les bruits du monde, habitée par les mots de Rebecca Solnit dans « L’art de marcher » (Tout marcheur est un gardien qui veille pour protéger l’ineffable.), dans un geste micro-politique, elle décide d’aller Nulle part. Lydie Jean-Dit-Pannel conquiert sa liberté dans la solitude de son pas.

Nulle part (Nowhere) est un petit bourg en Oklahoma. Elle ira seule et en marchant. La pandémie ayant retardé ce projet, en attendant de pouvoir aller Nulle part, elle a arpenté les cimetières parisiens, les forêts de France, est allée au Bout du monde, a parcouru en contre sens Le chemin des glaces de Werner Herzog (plus de 1000 kilomètres de Paris à Munich), a marché au hasard pour atteindre quelque part, a tourné en rond dans le jardin de la maison des arts centre d’art contemporain de Malakoff soit 444 kilomètres de marche sur un boucle de 140 mètres. Le 6 juin, enfin elle part pour Nulle part. Elle achèvera ainsi un cycle de travail en réalisant la dernière photographie de sa série « Entertainment » (https://ljdpalive.blogspot.com/p/photographies.html) qui intégrera la collection de la Fondation Antoine de Galbert ainsi que celle de l’Artothèque de Caen.

lydie jean-dit-pannel

Est née en 1968.
Lydie-Jean-Dit-Pannel questionne l’image depuis plus de 25 ans au travers de projets au long cours. Aventurière solitaire, amoureuse blessée et guerrière survivante, Psyché s’est imposée comme l’alter-égo artistique de Lydie. Par le biais de cette héroïne antique pensive, dans le sillon de la figure du papillon Monarque dont l’artiste se pare le corps par un tatouage lors de chacun de ses voyages, Lydie déclame par ses œuvres sa déception face à une humanité qui court à sa perte. Elle parcourt le monde pour dresser le constat des blessures infligées à la Terre. Les pérégrinations de cette héroïne bafouée, qui réalise la synthèse de l’idéal romantique et de la désillusion punk, sensibilisent ainsi à la précarité d’un monde désormais en sursis. Lydie Jean-Dit-Pannel vit et travaille entre Dijon et Malakoff. Elle enseigne à l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon.

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