programme de soutien et de mise à disposition

Au regard de la crise sanitaire, alors que les établissements culturels restent cruellement fermés aux publics, la programmation du centre d’art est provisoirement reportée. L’équipe du centre d’art, soutenue par les élu.e.s de la ville de Malakoff, a décidé d’accompagner les auteur.e.s autrement jusqu’à une possible réouverture. Le centre d’art s’adapte et devient un lieu de ressources offrant des nouvelles formes de soutiens aux artistes.

La crise actuelle ne fait qu’accentuer la grande précarité et les conditions de vie des artistes alors même que celles-ci étaient déjà alarmantes (cf rapport SODAVI*). A l’image du secteur professionnel qui se mobilise, le centre d’art entend accompagner les auteur.e.s à la hauteur de ses moyens. Les deux sites du centre d’art, la maison des arts et la supérette, soit 550 m2, se transforment en lieux de travail et de production pour les artistes-auteur.e.s privés d’ateliers ou d’espaces de travail. Cinq espaces à la maison des arts et deux espaces à la supérette sont mis à disposition pour des projets de fabrication volumineuse ou dédiés à des projets de recherche. Chaque site possède des espaces de vie partagés avec l’équipe du centre d’art qui accompagne les auteur.e.s et met à disposition ses ressources, compétences humaines, techniques et intellectuelles. Sont également mis en place des rendez-vous professionnels. Ce programme s’inspire du projet «lieu de ressource» qui s’est tenu en 2010 au centre d’art. Celui-ci visait à imaginer un nouveau lieu, repenser ses missions et se posait une question fondamentale : "comment être un lieu de ressources pour les auteur.es, les publics, son territoire et la cité qui l’accueille ?”.
Pour observer et réfléchir ce programme de soutien, le centre d’art invite Émeline Jaret en tant que chercheuse associée. Dans le prolongement d’un projet personnel centré sur le processus créatif et la notion d’auteur, elle souhaite initier une recherche à la fois théorique et impliquée, qui met en perspective la démarche du centre d’art et sa mutation (temporaire) de lieu de diffusion à lieu ressources. Pendant cinq mois, Émeline Jaret mènera, dans le / hors du centre d’art, une recherche collaborative à travers des entretiens, des rencontres et des ateliers de co-recherche, avec des artistes-auteur·e·s du programme ou invité·e·s.

Soutenue par la Région Île-de-France et son programme « résidence d’artiste », Ève Chabanon poursuit son projet «Le Surplus du non-producteur», lancé en 2016, dans le cadre d’une résidence filée à la supérette jusqu’en juillet 2021. Ce projet pour lequel elle collabore avec Yara Al Najem, Abou Dubaev, Olivier Iturerere, Nassima Shavaeva, Aram Ikram Tastekin et Abdulmajeed Haydar, questionne les notions de valeur, d’économie et de production dans les champs des arts visuels, du spectacle et de l’artisanat, à partir du terme «surplus ». Avec cette résidence à la supérette, Ève Chabanon souhaite développer un nouveau volet du «Surplus», qui s’appuie sur l’expérimentation de l’écriture collective à travers la création d’un dialogue avec son collectif et les publics du territoire malakoffiot.
De la même manière, le pôle médiation et éducation artistique, devient une cellule hors les murs et s’invite dans les établissements scolaires favorisant des rencontres avec des artistes. En s’appuyant sur des outils de médiation (livret pédagogique, corpus d’images) conçus à cette occasion, le pôle médiation et éducation artistique proposera de faire découvrir le travail des artistes-auteur·e·s dans les classes.
Il sera également envisagé d’inviter les artistes-auteur·e·s e à mettre en place des ateliers de pratiques artistiques au sein de ces mêmes classes et d’organiser une rencontre dans leur espace de création mis à disposition.

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