Pour la première fois, la résidence de la maison des arts se situe hors les murs et prend place dans un nouveau lieu : « la supérette », au 28 boulevard de Stalingrad. Espace de production et d’expérimentation collective, la supérette a pour enjeu de
favoriser les rencontres entre des artistes et le quartier qu’ils.elles investissent, en développant des pratiques collaboratives en prise avec leur environnement immédiat et les acteur.rices locaux.ales. Pour fêter sa première résidence dans le quartier de Stalingrad, la maison des arts s’associe au Théâtre 71 Scène Nationale et au Festival MARTO. Ensemble, ils proposent une après-midi d’événements, le samedi 14 mars, à la croisée des arts visuels et du spectacle vivant, entre la supérette et la fabrique des arts.

 "Gamma-57"
« Du nom d’un procédé de fabrication mis en oeuvre par l’architecte Denis Honneger, typique des façades de Malakoff-Sud, « Gamma-57 » célèbre le vivre-ensemble et l’oeuvre commune. À l’occasion de cette collaboration unique entre le collectifantome, le programme des Résidences performées, tous deux accueillis par la maison des arts de Malakoff, et le festival MARTO, les énergies se fédèrent en se plaçant sous le signe de l’adresse. De tribunes en déambulations, de déclamations en chants choraux, du petit théâtre au grand forum, les écritures s’inventent pour penser les formes d’une démocratie éphémère, aussi populaire que participative. Employé pour bâtir des bâtiments collectifs sur d’anciennes terres maraîchères, « Gamma-57 » rappelle le quartier de Stalingrad au souvenir du jardin perdu sur lequel il a été bâti.
Abordé à partir de ce qui le hante, le patrimoine urbain malakoffiot devient alors un terrain fertile pour qui veut semer des graines dans les imaginaires, polliniser les discours et cultiver les formes d’un monde partagé, toujours à inventer. »
Florian Gaité et le collectifantome
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lieux : la supérette 28 bld de Stalingrad 92240 Malakoff
et la Fabrique des Arts : 21 ter boulevard de Stalingrad 92240 Malakoff

cécile friedmann

Née en 1984, Cécile Friedmann est réalisatrice, chef opératrice et photographe. Sa condition de Hafu (métisse japonaise) est au centre de son travail. Sa démarche mêle une approche autobiographique et documentaire en lien avec son engagement politique autour des questions des minorités stigmatisées et de leur mode de représentation, qu’elles soient sociales, racisées, sexuelles ou de genre.

céline régnard

Make-up artist, elle a travaillé pour de nombreux photographes (Peter Coulson, Cédric Viollet, Grégoire Alexandre, Sylvain Gripoix, VeeSpeers…), magazines (Harper’sBazaarIndia, Les Inrocks, Magazine, Elle, Madame Figaro…) et maison de couture (Martin Margiela, Weston, Wolford, Empreinte, Sebastian, Davines, Albertine…). Elle a également collaboré à de nombreuses reprises avec des artistes issus du monde du cinéma, de la danse, de la musique ou des arts plastiques ( St Martin school of Art, Alain Sachs, Joann Sfar, François Chaignaud, Silencio,,Denis Lavant, Miou Miou, Les Films D’ici, Daphné Burki, Carmen Maria Vega…). Ces dernières années elle a intensifié sa collaboration le monde du Jazz Sarah Mckenzie, Anne Paceo, Pierre Durand, Leila Martial) mais également avec la création contemporaine avec des artistes comme Emmanuelle Antille, Aurélien Richard, Julie Bena, le Printemps de Septembre.

collectifantome

Le collectifantome est constitué de trois jeunes artistes et designeuses issues de l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, Joana Attia, Julie Bartholomé et Jade Maily. Il est né du désir de mêler leurs pratiques respectives autour d’actions communes, pour faire se rejoindre leur démarches artistiques personnelles. Un des objets principaux de cette union est la création d’une revue trimestrielle participative, dont le but est de promouvoir oeuvres et écrits d’artistes et de créateurs autodidactes.

Artiste designeuse, Joana Attia (née en 1993, à Paris) pense l’espace urbain comme un lieu de socialisation. Elle cherche à recréer des espaces de rencontre laissant place aux échanges et à la prise de parole à travers l’installation de dispositifs et d’objets dans l’espace public. Qu’il s’agisse de détourner la forme traditionnelle de la tribune afin d’encourager l’expression et le débat ou de repenser l’assise citadine comme outil de conversation, les projets de Joana Attia pensent la ville comme une scène où la circulation des voix et des idées doit redevenir centrale.

Pluridisciplinaire, le travail de Julie Bartholomé (née en 1994, à Viriat) s’articule autour de l’évolution du langage et de ses usages, principalement à partir de l’influence des technologies : collecte de matière textuelle, création de dispositifs d’échanges, détournement des usages des réseaux sociaux et jeu sur la plasticité de leurs interfaces, etc. Ses oeuvres déjouent et interrogent les modes de communication actuels à travers des installations, des vidéos, des photographies, des écritures ou des sculptures qui questionnent la modulation des échanges et notamment les correspondances amoureuses.

De la photographie à la vidéo en passant par l’écriture, la pratique de Jade Maily (née en 1996, à Beaune) se nourrit autant d’expériences personnelles que de rencontres avec un environnement et ses constituants, afin de créer des récits qui oscillent entre le documentaire et la fiction. Sensible à l’organisation du territoire et aux rapports de communication entre règnes du vivant et du non-vivant, l’observation du paysage qui l’entoure devient le moyen de rendre visible et dicible ses constituants. Ses oeuvres sont une invitation à porter un regard à la fois contemplatif et conscient des enjeux écologiques et sociaux.

florian gaité

Docteur en philosophie, Florian Gaité est chercheur rattaché à l’Institut ACTE (Sorbonne Paris 1), chargé de cours aux Universités Lille III et Paris VIII et enseignant invité à l’ESADTPM (Toulon). Critique d’arts plastiques et vivants, Florian Gaité travaille pour la presse écrite et la radio (« La Dispute » sur France Culture). Rédacteur pour des institutions culturelles (Centre National de la Danse, Festival d’Automne, Point Ephémère…) et des compagnies de danse (Jérôme Bel, Alexandre Roccoli…), il endosse de manière plus ponctuelle le rôle de curateur. En 2019, il remporte le prix de l’Association Internationale de la Critique d’Art (AICA) et prépare la publication d’un recueil de textes Tout à danser s’épuise (éditions Sombres torrents).

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jean fürst

Né en Belgique, il a étudié et enseigné la photographie. Après avoir travaillé quelques années comme portraitiste, il se tourne vers le spectacle en 1985 en devenant interprète pour de nombreuses compagnies de danse-théâtre. Parallèlement à cela, il suit des cours de chant classique en développant plus particulièrement la tessiture de contreténor. Il rencontre ensuite de nombreux «vocalistes» avec lesquels il explore d’autres techniques (David Moss, Meredith Monk, John Giorno, Phil Minton, Joan La Barbara, Trevor Wishart, Roy Hart, Alessandro Bosetti, etc.). Il assure également le training vocal pour de nombreuses productions de théâtre et de chant. Son terrain de prédilection actuel est l’expérimentation vocale et il mène une activité de créateur- performeur dans ce domaine.

violaine lochu

Le travail de Violaine Lochu est une exploration de la voix comme vecteur de rencontre et de métamorphose. Lors de longues périodes d’immersion dans des milieux spécifiques elle collecte différents matériaux sonores et visuels à partir desquels elle crée des performances, des installations sonores, des vidéos et des éditions. Sa pratique est transdisciplinaire ; évoluant dans le champ de l’art contemporain, de la musique expérimentale et de la poésie sonore ; créant des passerelles entre des univers contemporains et anciens, savants et populaires ; se nourrissant de rencontres avec des entités humaines (babils des bébés dans Babel Babel, parole divinatoire d’une voyante dans Madame V., mémoire collective d’une ville dans Mémoire Palace) ou non humaines (chant des oiseaux de Laponie dans Hybird, intelligence artificielle dans E.V.E, monde minéral dans Vestiges de Roncevaux…) mais aussi de lectures d’ouvrages appartenant au champ des sciences humaines (anthropologie, sociologie, psychanalyse). La rencontre et la collaboration (avec d’autres musiciens, chorégraphes, circassiens, artistes visuels, chercheurs en sciences humaines…) sont au cœur de sa démarche.

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yannick guédon

Compositeur, chanteur et performeur, Yannick Guédon s’intéresse aux infimes variations de timbre, au senti de la pulsation intérieure, de même qu’aux notions subjectives de durée, de silence et d’erreur. Il s’attache le plus souvent à une mise en jeu spécifique de la performance, avec une attention particulière au lieu et au contexte dans lesquels se déploie chaque situation sonore. Récemment, il a collaboré avec les musicien·ne·s, compositeur·rice·s, ensembles et chorégraphes suivant·e·s: Antoine Beuger, Varinia Canto Vila, ensemble Dedalus, Mattieu Delaunay, Catherine Lamb, collectif Muzzix, Laurent Pichaud, éliane Radigue, Marc Sabat.

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