la maison des arts, centre d’art contemporain de malakoff, ouvre une nouvelle résidence dédiée à un collectif d’artistes. Rendue possible grâce au soutien de la Drac Île-de-France et en partenariat avec Paris Habitat, la résidence 2019 se déroule pour la première fois en dehors du centre d’art. D’une durée de 4 mois, elle prend place dans une ancienne supérette, située au 28, boulevard de Stalingrad et mise à disposition par Paris Habitat. Le quartier, à proximité de la ligne 13, se situe dans le haut de Malakoff et constitue à lui seul « une petite ville dans la ville ».

Le collectif fantome, constitué de trois jeunes artistes et designeuses issues de l’École Na-tionale Supérieure d’Art de Dijon, Joana Attia, Julie Bartholomé et Jade Maily a remporté l'appel à projet.

collectifantome

Le collectifantome est constitué de trois jeunes artistes et designeuses issues de l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, Joana Attia, Julie Bartholomé et Jade Maily. Il est né du désir de mêler leurs pratiques respectives autour d’actions communes, pour faire se rejoindre leur démarches artistiques personnelles. Un des objets principaux de cette union est la création d’une revue trimestrielle participative, dont le but est de promouvoir oeuvres et écrits d’artistes et de créateurs autodidactes.

Artiste designeuse, Joana Attia (née en 1993, à Paris) pense l’espace urbain comme un lieu de socialisation. Elle cherche à recréer des espaces de rencontre laissant place aux échanges et à la prise de parole à travers l’installation de dispositifs et d’objets dans l’espace public. Qu’il s’agisse de détourner la forme traditionnelle de la tribune afin d’encourager l’expression et le débat ou de repenser l’assise citadine comme outil de conversation, les projets de Joana Attia pensent la ville comme une scène où la circulation des voix et des idées doit redevenir centrale.

Pluridisciplinaire, le travail de Julie Bartholomé (née en 1994, à Viriat) s’articule autour de l’évolution du langage et de ses usages, principalement à partir de l’influence des technologies : collecte de matière textuelle, création de dispositifs d’échanges, détournement des usages des réseaux sociaux et jeu sur la plasticité de leurs interfaces, etc. Ses oeuvres déjouent et interrogent les modes de communication actuels à travers des installations, des vidéos, des photographies, des écritures ou des sculptures qui questionnent la modulation des échanges et notamment les correspondances amoureuses.

De la photographie à la vidéo en passant par l’écriture, la pratique de Jade Maily (née en 1996, à Beaune) se nourrit autant d’expériences personnelles que de rencontres avec un environnement et ses constituants, afin de créer des récits qui oscillent entre le documentaire et la fiction. Sensible à l’organisation du territoire et aux rapports de communication entre règnes du vivant et du non-vivant, l’observation du paysage qui l’entoure devient le moyen de rendre visible et dicible ses constituants. Ses oeuvres sont une invitation à porter un regard à la fois contemplatif et conscient des enjeux écologiques et sociaux.

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