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Résidence performée - Les intrus #4

28/06 - 01/07/17

Proposition de Florian Gaité avec la Cie D.A.D.R. et David Drouard et Lydie Jean-Dit-Pannel.

Au cœur de l’exposition Dialogue(s) avec un brin d'herbe, Les Intrus #4 propose une fin ouverte au cycle des résidences performées initiées par Florian Gaité depuis l'été 2016.
Ce dernier volet prend pour insigne les rudérales, ces plantes qui poussent sur les débris, les ruines et les déchets. Intruses d’un monde civilisé rendu à son état naturel, elles sont ici les métaphores d’une communauté féminine survivante ou résiliente. La performeuse Lydie Jean-Dit-Pannel installe ainsi un climat d’urgence à travers la vaine réanimation de mannequins, sensibilisant à la menace écologique sur le mode d’une farce désespérée, quand David Drouard convie six danseuses contemporaines et une musicienne (violon amplifié) à réinterpréter sa vision du Sacre du printemps, repensée à l’heure de l’anthropocène.

dossier de presse

Du 28 juin au 30 juin, heures d’ouverture du centre : résidence de création ouverte au public avec la Cie D.A.D.R. (David Drouard)
Le samedi 1 juillet, 14h-18h : rendu de résidence
A partir de 14h30 : performance «Encore vivants» de Lydie Jean-Dit-Pannel
De 15h30 à 17h30 : performance «(S)acre» en continue de David Drouard avec D.A.D.R. Cie.

Performances

Encore vivants, 2017
Performance pour 18 mannequins de réanimation et une performeuse.
Durée de la performance : de 1 à 2 heures.

Dans un geste absurde et vain, Lydie Jean-Dit-Pannel fait vivre une allégorie, celle d’une réanimation douloureuse, incertaine, dans un monde qui peine à respirer où le rythme devient salvateur.
Lydie Jean-Dit-Pannel questionne l’image depuis plus de 20 ans au travers de projets au long cours (le PANLOGON, la Collection, Alive). La vidéo, la photographie, la performance, l’installation, le tatouage et le texte donnent des formes à son travail. Très sensibilisée aux atteintes que l’homme porte à la planète elle produit des
œuvres importantes liées à la disparition du papillon Monarque ou à la dissémination nucléaire.
Depuis quelques années, Psyché est devenue son égérie. Cette héroïne antique pensive, aventurière solitaire, amoureuse blessée et guerrière survivante s’était imposée comme son alter-ego artistique. Elles étaient devenues les meilleures amies du monde. Elles se racontaient tout et mordaient la poussière ensemble. Depuis 2004, elle pousse plus loin la question de l’image par le biais du tatouage : une autre façon de faire de l’image en mouvement, en l’inscrivant dans le temps. Ses derniers travaux constituent des road-trip atomiques en France et à travers le monde sur les territoires contaminés, toxiques ou exposés au danger du nucléaire.

Lydie Jean-Dit-Pannel, née en 1968 (FR) vit et travaille entre Dijon et Paris.
Enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon.

 

(S)acre, 2017/18
formes performatives, avec 6 danseuses et une violoniste.
David Drouard imagine une performance éclatée dans l’espace, de la musique jouée en live et six danseuses évoluant selon des principes de circulation et déambulation prédéterminées.

Profitant de cette résidence pour expérimenter les éléments de son écriture chorégraphique, David Drouard travaille le motif du devenir insecte des danseuses notamment en dialogue avec la série naturaliste « Mes Héroïnes » de Lydie Jean-Dit-Pannel.
Partant de l’
œuvre de Nijinski , Le Sacre du Printemps, (S)acre pose la question essentielle de la présence des femmes, de leur force, face à une domination multiséculaire des hommes. Prenant le contrepied de la pièce originelle, cette création fait émerger une communauté de douze interprètes pour montrer non pas une Elue - vierge, sacrifiée - mais des « Elues » qui évoquent a résistance des femmes. Ces femmes incarnant ainsi un groupe de «sœurs » qui survivent malgré la puissance qui s’exerce contre elles. Cette résilience qui se noue via cette sororité trouve son écho dans le milieu naturel : là où les femmes sont opprimées par l’homme, la Nature est mise à mal par l’humanité. Avec (S)acre, David Drouard poursuit son travail sur l’hybridité, faisant dialoguer sur scène danseuses et musiciennes Rock Electro. Il reprend la forme scandée de la musique de Stravinski qui imprime avec force un rythme, proche d’une musique rituelle et tribale, afin de faire résonner l’actualité de ce combat avec ses origines plus lointaines. Une manière radicale de revisiter une pièce de répertoire en bousculant les genres : le spectacle fait la part belle au concert qui pourra s’épanouir pleinement par et avec la danse.

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